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vendredi 24 avril 2015

Collectif - 13 à table !


Fin 2014, les éditions Pocket et 13 auteurs francophones se sont associées aux Restos du cœur afin de nous offrir, à nous lecteurs, un recueil de 13 nouvelles.
En plus de ravir notre soif de lecture, nous faisons une bonne action en achetant ce livre, vendu à un prix modique (5€) car un livre acheté offre 3 repas aux Restos du cœur.

Il est vrai que je ne suis pas très nouvelle car ce genre me laisse généralement sur ma fin mais, pour le coup, je me suis dit « pourquoi pas » et que ce livre me ferait découvrir des auteurs dont je ne connais pas la plume. Et je ressors de ma lecture plutôt positive.

Pour la forme, nous sommes face à un recueil de 13 nouvelles de 274 pages, soit une vingtaine de pages par nouvelles. C’est trop peu pour certaines mais largement assez pour d’autres.

Je connaissais déjà l’écriture de 7 auteurs (Bourdin, Chattam, Legardinier, Lamaitre, Levy, Musso, De Rosnay) et j’ai du coup découvert 6 autres auteurs (Lapierre, Ledig, périer, Schmitt, Thilliez, Werber).

En détail, voici mes impressions :
* Françoise Bourdin reste fidèle à elle-même avec les histoires de famille.
* Maxime Chattam est toujours aussi génial même en si peu de page.
* La nouvelle de Gilles Legardinier est très surprenante mais très originale.
* Pierre Lemaitre m’a conforté dans l’idée de ne pas le retrouver dans un autre de ses romans ou peut être dans pas mal de temps (j’ai mis un certain temps à lire sa nouvelle ; s’en était pénible à la fin ! Impression de faire du sur place et de tourner en rond !).
* J’ai retrouvé le coté fantastique de Marc Lévy dans sa nouvelle pour mon plus grand plaisir.
* Guillaume Musso est excellent et toujours aussi addictif.
* Avec plaisir, j’ai retrouvé la plume de Tatianna de Rosnay et son humour.

J’ai découvert 4 auteurs que j’aimerai maintenant découvrir dans leurs romans, et apprécié les plumes de :
* Alexandra Lapierre (Style fluide et un happy-end avec une certaine touche d’humour),
* Agnès Ledig (une belle histoire comme je les aime),
* Franck Thilliez (une histoire dans laquelle on plonge littéralement au point que le fin est surprenante et innatendue)
* Bernard Werber (je ne mangerais plus de langouste sans y penser !)

Par contre, je ne pense pas lire du
* Jean-Marie Périer (j’ai trouvé l’histoire sans intérêt),
* ni du Eric-Emmanuel Schmitt (l’histoire est belle et fait passer un bon message mais j’ai trouvé le style un peu trop philosophique pour moi).

Ce fut pour moi, un très bon moment de lecture malgré quelques longueurs avec certains auteurs. Et je ne peux que conseiller d’acheter ce livre et de le lire. En plus, c’est pour la bonne cause.
Synopsis
Le livre réunit les œuvres d'un éventail d'écrivains bien connus. Ont ainsi participé au projet : Marc Levy, Eric-Emmanuel Schmitt, Françoise Bourdin, Guillaume Musso, Maxime Chattam, Alexandra Lapierre, Agnès Ledig, Pierre Lemaitre, Frank Thilliez, Jean-Marie Perier, Gilles Legardinier, Bernard Werber, et Tatiana de Rosnay.
13 auteurs pour 13 nouvelles centrées autour d’un thème commun : un repas. Intrigues policières, réunions de famille qui dérapent, retrouvailles inattendues… Du noir, de la tendresse, de l’humour, de l’absurde, à chacun sa recette.

Information
Nouvelles
Editions Pocket
2014
274 pages
Existe en version papier

Acheter sur amazon

mardi 29 juillet 2014

Le club des livrophages #6# Daniel Nguyen "Chambre 24 et 31"


Le club des Livrophages est le nom du club de lecture de ma copine, co-administratrice de la page facebook Notre passion, les livres.
Elles sont 6 copines, passionnées par la lecture et accrocs aux livres (Emilie, Céline, Ingrid, Tamara, Cindy et Aude). Elles ont décidé de lire un livre en commun par mois et de se réunir pour en parler, donner son avis et bien sûre en faire une chronique afin de présenter le livre.

Je fais donc le relais de cette chronique sur mon blog, en leur nom.

Durant le mois de juin, elles ont lu



Voici leur avis

  Pour le mois de juin, le Club des Livrophages a lu 2 nouvelles d'un auteur indépendant, Chambre 24 et 31 de Daniel Nguyen.

  C'est une chronique qui n'a pas été facile à écrire, voilà pourquoi elle arrive si tard.

  Tout d'abord, heureusement que ce n'était que des nouvelles, c'était d'un ennui mortel, on s'est dit que s'il y avait eu plus de pages, on aurait pas tout lu. 
  On a trouvé ces nouvelles inintéressantes au possible, le personnage masculin pitoyable, limite malsain. Cet homme est sans gène et raconte sa romance ainsi que sa vie sexuelle avec une jeune étudiante, on en sait pas beaucoup plus sur leur âge respectif, leur rencontre ainsi que la raison de cet amour secret. 
  L'une d'entre nous a tout de même trouvé cet homme attachant à sa façon d'idolâtrer cette femme, elle l'a trouvé romantique, c'est le côté fleur bleue de notre copine. Cependant, elle a trouvé que les personnages ne sont pas assez décrits.

  L'écriture est brouillonne, certaines phrases sont à la limite du lisible.

RESUME & INFO

Chambre 31
Vue imprenable sur la Seine, petits déjeuners en chambre compris, une salle de bains avec baignoire, une très bonne opportunité pour notre première nuit. Nous la voulions spéciale, dans un cadre dont nous puissions nous souvenir ensemble. Check-in négocié pour 11h du matin. Il a fallu négocier ferme avec elle. Petit à petit, elle a cédé, se ralliant à mon idée qu'il nous fallait un cadre particulier pour notre première fois. J'y tenais, autant qu'à mes goûts de luxe et mes exigences en matière d'hôtellerie. Le goût du beau, d'un certain raffinement, pour accueillir nos gestes et nos baisers. Deux semaines que nous ne nous sommes ni vus, ni touchés et encore moins embrassés. A Lyon, nous avions failli et puis nos corps avaient considéré que c'était encore trop tôt. Nous avions contourné en poussant plus loin, bien plus loin, nos attouchements. Ils étaient déjà presque comme une première fois, une avant-première fois. Je l'avais goûtée à deux reprises le mardi et le mercredi. J'avais adoré son goût tout autant que sa manière de s'abandonner à mes lèvres, mes dents, ma langue et mes doigts. J'aurais aimé qu'elle jouisse tout à fait. Lors de son séjour à Paris, nos rencontres clandestines et matinales s'étaient renouvelées du dimanche matin au mercredi, chaque jour marquant la nécessité de plus en plus impérieuse de nous revoir le lendemain, aux aurores, et de prendre le petit déjeuner chez moi, sur mon lit. Chaque matin avait eu son lot de surprises, dévoilant notre faim mutuelle, la chute inattendue de nos barrières. Cela avait commencé un dimanche matin, au marché des Enfants Rouges. Elle était arrivée par derrière, apposant ses mains nues sur mon visage. Instinctivement, nos doigts s'étaient emmêlés, puis sa taille avait cédé a mon bras. Elle portait une robe en laine bleue, assez courte et près de corps. Au café, elle avait défini une limite virtuelle au milieu de la table de bistrot, entre ma tasse et sa théière. Cette robe bleue, je ne l'oublierai jamais. Premier baiser, ma main en dessous du genou. Plus tard, elle m'a révélé qu'elle portait des bas.

Pour commander : Chambre 31 - Première fois (Chambres) 0€98

Chambre 24
Il y a trois semaines, cette idée m'est venue, puis s'est imposée : revenir rapidement, bien avant mars, pour fêter notre Saint-Valentin à nous. Cette idée m'a paru folle : je n'ai jamais fêté la Saint-Valentin avec ma compagne du moment. Je trouve cette fête commerciale, presque insultante : allons au restaurant une fois par an, avec des chandelles, comme tous les autres. Et pourtant, je veux marquer le coup. C'était avant notre mardi, avant notre réveil du mercredi, avant la vingt et une. De retour à Paris, il n'y avait plus aucun doute, plus aucun questionnement sur ma motivation. C'était une évidence. Je voulais ardemment notre Saint-Valentin à nous, rien qu'à nous, même si ce n'était que pour vingt quatre heures, sans autre motivation que ce nous qui enfle. 
Pour la première fois, je prenais EasyJet et la navette au lieu du taxi. Je ne veux pas te gêner. Les treize jours d'attente nous ont parus infinis. Tu as pensé à ta tenue durant toute une semaine. Le samedi, tu m'as envoyé un texte splendide. Et puis, le dimanche, plus de nouvelle, plus de texto, plus la moindre communication. Je savais qu'il y avait de la tension familiale. J'étais inquiet. Le lundi soir, tu m'apprenais que ton téléphone t'avait été confisqué. Nous avions convenu de passer par ton amie Amandine. Tout était réglé, tu avais tout prévu. Le diner en amoureux était maintenu. J'étais dans un état de rare fébrilité. 
A 6h10 du matin, malgré quatre heures de sommeil tout au plus, je me suis levé d'un bond dès la première sonnerie du réveil, mon sac et tous ses possibles fin prêt depuis la veille au soir. A 6h45, le taxi m'enlevait jusqu'à Orly. Plus je me rapprochais, plus mon coeur battait la chamade, avec cette frustration de ne pas pouvoir te relater mon avancée progressive vers toi. Dans l'avion, je dormais un peu et continuais à écrire les Chambres 25 et 21. Arrivé à Orly en avance, je décidais de prendre la navette qui m'emmena à Denfert. De là, je flânais au soleil, déambulant dans les ruelles jusqu'au centre de la capitale.


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Pour le mois de juillet et août le club ne se réunit pas,
on se retrouvera au mois de septembre.

Par contre, nous avons des devoirs à faire, 4 livres à lire d'ici à septembre :
du polar, de l'humour, de la romance et de la bit-lit, on espère un beau programme !!!

* Hybride tome 2 de Tamara Durand
* Une Plum sous le sapin de Janet Evanovich
* Au plaisir des sens tome 1 Toque de toi de Louisa Edwards
* Nous étions les hommes de Gilles Legardinier

Bonnes vacances à tous